Shima Andoru

L'île volante
Accueil­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Groupes­Connexion
Shima Andoru  :: 

Internat de Shima Andoru [Rez de Chaussée]

 :: 

Salles de Cours

 :: 

On s'assume? [Libre]

 
Poster une réponse
Nom d'utilisateur
Sujet
Corps du message
Couleur:    Taille:  Police:  Fermer les Balises
 
   


Options-
Le HTML est Activé
Le BBCode est Activé
Les Smileys sont Activés
 
Désactiver le HTML dans ce message
Désactiver le BBCode dans ce message
Désactiver les Smileys dans ce message
Sauter vers:  
Revue du sujet
AuteurMessage
Dorgoth Thorn
Dim 13 Sep - 15:58  

Dorgoth, qui se sentait de plus en plus coincé dans son fauteuil jeta un regard plein de reconnaissance ravie à Morrigan. Il avait eu son compte de rigueur immuable pour le moment et la porte qu'elle lui proposait de franchir pour enfin s'extirper de son rôle de portrait indestructible ressemblait bien à l'échappatoire de cette situation délicate qu'il avait espéré dès le moment ou il avait repris le contrôle de lui même. Comme s'il se métamorphosait, ses mains glissèrent dans ses poches, ses épaules s'affaissèrent enfin avec nonchalance et, les muscles de ses mâchoires se détendirent rendant son visage imperceptiblement plus enfantin. Ses yeux brillaient de gratitude; il n'avait aucun projet fixe pour les heures à venir, ou même pour l'après midi. Les quelques tâches et obligations qu'il avait laissé trainer depuis quelques temps pourraient sans doute attendre une journée de plus qu'il y porte attention. Le maître des cendres sentait qu'il se voilait la face, cachant ses devoirs pour ses désirs. Mais il se convainquit finalement qu'il disposerait d'un peu de son temps comme il le désirerait, et il n'avait pas l'intention de définir la durée de ce congé.
Le court laps de temps qu'il avait employé à s'auto-convaincre avait suffit à faire réapparaître des couleurs à son visage et à briser l'harmonie de sa coiffure lui faisant retrouver son allure de punk mal rasé. Se balançant sur sa chaise Dorgoth leva les yeux au plafond, imitant un semblant de réflexion de manière grotesque avant de hocher la tête, comme s'il se rappelait que la situation d'il y a quelques instants ne lui permettait pas non plus de parraître trop à l'aise.

"J'ai rien à faire qui ne puisse pas attendre si c'est ça que tu veux dire."

Sans laisser le temps à Morrigan d'être trop polie il se leva et commença à ranger rapidement ce qui se trouvait sur le bureau, comme c'était agréable de pouvoir bouger comme on le voulait sans avoir à parraître posé et calme. L'élu le sentait d'autant plus qu'il s'était imposé une stature impeccable pour cette conférence, partant du principe que plus il y avait d'élèves plus on devait parraître professeur, c'était assez contestable à bien y réfléchir mais il n'en avait pas envie. Il jeta un regard plein d'entrain à l'élue de l'eau:

"Et puis la santé avant tout non? J'ai l'arcanum tout chamboulé, je devrais aérer un peu tout ça avant que ça implose. Et il n'est pas sage du tout pour un malade de se déplacer sans assistance! T'es déjà allé en ville? Dans la taverne? Faut sortir un peu!"

Sa précipitation devenait évidente à mesure qu'il classait et déclassait les feuillets de son cours sans y jeter un coup d'œil. Finalement il stoppa tout mouvement et regarda le tas informe de pages qu'il tenait dans les mains et les incinéra avec un soupir exaspéré pour seul prière. Après s'être assuré que rien ne restait sur le bureau il jeta un regard circulaire à la salle pour ensuite pianoter sur le bureau. Tout les objets qui trainaient dans la salle semblèrent alors s'enfoncer dans le sol, comme si toutes les surfaces planes s'étaient liquéfiées subitement. Chaque confiserie, feuille, stylo allait réapparaitre soit dans une consigne ou les élèves devraient aller les chercher pour les objets oubliés, soit à la figure de l'élu en question lors du petit déjeuner pour les déchets divers, une méthode très efficace pour apprendre à chacun quelle était sa place et celle de ses affaires.
Avec un sourire de satisfaction le conseiller divin du feu de défit de sa veste et la fit elle aussi disparaître dans un crépitement, les cendres se glissant d'elles mêmes dans sa poche. Satisfait de lui Dorgoth posa les mains sur ses hanches. Il venait d'avoir une idée.

"Dis-moi...t'as déjà visité le dessous de Shima?"

Morrigan Undomiel
Mer 29 Juil - 19:48  

La réaction de Dorgoth fut trop différente de ce à quoi elle s’attendait pour qu’elle puisse juger si c’était mieux ou pire. Une chose est sûre, elle regretta sa question au moment même où elle la posa. Le jeune homme sembla profondément ébranlé sous son masque de cire.
Elle s’en voulait horriblement, aurait voulu lui dire que ce n’était rien, d’oublier sa question ; au lieu de quoi elle resta pétrifiée car il lui lança à ce moment un regard brûlant, presque sauvage. Il ne ressemblait ce faisant plus du tout à un professeur. Ressemblait-il seulement à un homme ?
Ses yeux qui exprimaient à l’instant encore une lassitude à peine masquée de professeur qui s’exhorte à la patience reflétaient maintenant quelque chose de très intense et de manifestement anormal. L’air même autour d’eux et entre eux en semblait changé.
Elle ne savait trop comment interpréter ce regard qui la transperçait toute entière, son corps comprit mieux qu’elle.

Eût-il esquissé un mouvement vers elle, elle aurait très certainement reculé, mais pour l’instant elle était incapable du moindre geste. Du reste, même si elle avait pu bouger, et pour une raison inconnue, elle voulait pouvoir faire confiance à Dorgoth, au moins pour ce qui était de ne pas lui faire de mal.
Elle eut peur cependant, tandis qu’en son sein une sorte d’attirance hypnotique et une profonde répulsion, un instinct de préservation primaire, se livraient un rude combat.

Ce ne fut que lorsque l’homme détourna brusquement le regard que Morrigan s’aperçut qu’elle avait oublié de respirer. Tandis qu’il reprenait contenance, elle tenta d’apaiser les battements frénétiques de son cœur affolé et de se recomposer un visage impassible. Ses sourcils continuèrent malgré tout à dessiner un arc inquiet au-dessus de ses yeux sombres, sur la rétine desquels restait imprimé l'éclair d'ardente convoitise qu'elle avait vu passer dans ceux de Dorgoth.

Ce dernier entreprit alors de répondre à sa question, d’une voix fatiguée, épuisée même, et toujours sans la regarder. Une certaine compassion, mêlée de culpabilité, la poussait vers lui, mais cela lui sembla une très mauvaise idée.
Elle hocha imperceptiblement la tête quand le Maître des Cendres eut fini de parler ; elle n’avait pas prévu la réponse mais celle-ci ne la surprenait pas vraiment non plus, c’était logique. En tout cas, elle avait compris le message.
Son relatif sang-froid avait de quoi l’étonner elle-même, mais enfin il ne s’était rien passé, sinon un regard. Et, de toute évidence, l’attitude de Dorgoth un instant plus tôt tenait de l’accidentel, et quelle qu'en fût la raison elle ne voulait pas le blesser en ayant une réaction violente.

Elle s’autorisa une pause, fermant les yeux une fraction de seconde et poussant un léger soupir, non d’agacement mais comme pour évacuer la tension qu’elle avait accumulée, classer l’incident et s’ancrer de nouveau dans le présent, afin de repartir du bon pied. Ce qui s’était passé avait au moins eu le mérite de lui faire reprendre ses esprits, contre toute logique. Elle était certes un peu effrayée mais, à son avis, le titre de Conseiller Divin ne devait pas récompenser le pouvoir seul, il devait bien y avoir aussi une histoire de… vertu ? Ce n’était pas le mot mais elle ne le trouvait pas.

Elle reporta son attention sur Dorgoth au moment où celui-ci relevait les yeux vers elle, y lut une certaine émotion, une intensité plus humaine d’une certaine manière. Elle baissa aussitôt la tête, troublée, puis releva lentement le regard vers le Maître des Cendres, le plongeant avec plus d'assurance dans le sien.

« Merci, murmura-t-elle au bout d’un moment. C’était idiot de ma part, je ne voulais pas… »

Elle balaya ses propres excuses d’un geste, certaine qu’il les comprenait. Un sourire hésitant s’esquissa sur son visage.

« Je vous ai assez dérangé, vous devez avoir des choses à faire. Si vous avez un peu de temps en revanche, et aucune occupation en vue, n’ayant pour le moment plus de questions pour le professeur, je veux bien parler à Dorgoth. »

Un coin de ses lèvres se souleva légèrement sous l’effet d’un sourire taquin mais gentil.

« Mais de préférence ailleurs » ajouta-t-elle en jetant un regard circulaire à la pièce.
L’amphithéâtre avait beau être grand, quoiqu’il pût l’être davantage, il l’oppressait. Peut-être justement parce qu’il était grand en fait, trop grand pour deux. C’était comme s’ils s’étaient trouvé dans la ligne de mire de quelques centaines de spectateurs invisibles, ce qui n’avait rien d’agréable.

« Mais ça peut très bien se faire une autre fois » précisa-t-elle en se tournant de nouveau vers lui, avec un nouveau sourire.
C’était une main qu’elle lui tendait, libre à lui de ne pas la saisir, elle ne s’en offusquerait pas.
Dorgoth Thorn
Mar 28 Juil - 17:27  

S'étant rassis peu de temps après avoir fini son explication le pyromancien observait d'un air amusé la perte progressive de contenance de Morrigan alors qu'elle se retournait pour adresser des mots inaudible à Sliesch. Elle semblait totalement incapable d'improvisation après que le scénario qu'elle espérait voire se dérouler ait été modifié. Sans cesser de fixer son dos Dorgoth sentit une légère pointe de déception l'égratigner, l'explication qu'il avait donné semblait avoir effacé tout lien, si infimes soient-ils, entre lui et l'élue. Ainsi une bribe de cour sur l'arcanum avait suffi à le replacer totalement dans son rôle de professeur et elle dans son rôle d'élève. Loin de l'amuser la tension croissante de Morrigan alors qu'elle se retournait le fit se rembrunir, mais ses yeux brillaient toujours alors que le regard hésitant de la jeune fille se posait dans le sien. Il tiqua face à toute les marques d'hésitation de rabaissement qu'exprimait la jeune fille qui ne cessait de tourner autour du pot, elle voulait tellement signifier qu'elle était consciente de sa soi-disant bêtise qu'elle en devenait réellement ridicule. Mais elle ne sembla pas remarquer l'impatience qu'affichait Dorgoth, ou ne la releva pas, et finit par poser sa question.
Mais, bien loin de calmer l'ardeur qui brulait dans les yeux du maître des cendres, la question, un fois qu'il l'eut pleinement assimilée, sembla allumer des flammes bleues et coupantes dans les yeux de Dorgoth. Et alors que toute expressivité disparaissait de sa figure le maître des cendres sentit, pour la énième fois, la seule brûlure qu'il pouvait ressentir au monde et qui lui rongeait le cœur en ce moment même. Cette chaleur insoutenable qui tentait de lui faire ouvrir ses ailes, celle qui pouvait lui faire déclencher un armageddon de la taille de l'île, celle qui lui imposait de tout posséder et de tout soumettre ici et maintenant, celle qui le faisait hurler de douleur et de jouissance, celle qui lui donnait envie de prendre Morrigan et de l'emmener jusque dans des cieux embrasés, celle qui habillait son visage d'un maquillage envoûtant de mort de de destruction un brûlure griffue suintant de poison noir. La question de l'élue de l'eau était l'une des pires qu'elle aurait pu lui poser, d'autant plus que le maître des cendres, cas pour le moins particulier, en plus d'être sollicité par son arcanum embrasé se devait également de contenir les pulsions démoniaques qui coulaient dans ses veines, et elle étaient ô combien plus agressive. Une toxine de stupre de luxure et de violence. Et la question de Morrigan avait agit comme un catalyseur, transformant peu à peu le regard acéré de glace qui la fixait en de longues lanières brulantes et humides qui s'enroulaient sensuellement autour de ses membres et tentaient de l'attirer plus près, tout près de ces yeux fauves.
Mais tout disparut lorsque Dorgoth tourna brutalement la tête, rabaissant son regard sur le bureau, qui se serait sûrement mis à brûler s'ils n'avaient pas étés dans une salle de cours de Shima. Respirant profondément le conseiller divin du feu se passa la main sur le front et, en quelques minutes, il put totalement reprendre le contrôle de lui même. Il ne releva cependant pas les yeux vers Morrigan car, malgré son sang froid en partie retrouvé, les pulsions qui lui avaient traversé l'âme faisaient encore frémir son coeur et il craignait que l'envie de mordre ses lèvres roses ne se dépeigne dans son regard et ne mette la jeune fille encore plus mal à l'aise qu'elle l'était peut-être. D'un air fatigué il ouvrit la bouche, pour répondre quelques secondes plus tard.

"C'est une question fondamentale que tu poses, en effet l'arcanum provoque une addiction. Dominante, elle mène souvent à la destruction de l'élu qui en est victime, ou bien le transforme en esclave de son pouvoir.
On pourrait comparer ce phénomène à la sélection naturelle, les déficients son éliminés et seuls les plus forts survivent pour perpétuer et assurer à la Terre une survie durable."

Sans tourner la tête Dorgoth eut un sourire sardonique, on pouvait interpréter sa réponse comme une remise en cause de son propre pouvoir, après ce qui s'était passé. Mais il doutait que la jeune fille l'interprèterait ainsi. Il était peu probable qu'ils aient réellement l'occasion d'en parler et au fur et à mesure que son cerveau redevenait lucide il s'étonna qu'elle ne se fut pas enfuie après ce qu'elle avait du ressentir. Tournant un regard qu'il n'espérait pas trop équivoque vers Morrigan il sentit son coeur faire un bond.
Morrigan Undomiel
Lun 20 Juil - 16:30  

Morrigan resta un moment sans voix quand Sliesch eut fini de parler. Ce qui n’était pas plus mal puisque, de toute évidence, elle n’en avait pas besoin. Contrairement à ce qu’avait annoncé le jeune élu, c’était en effet plutôt à elle de se taire et d’écouter. Et il avait dit n’avoir pas de questions ? Sans blague.

Il est vrai qu’elle ne s’était jamais demandé d’où venait l’énergie. Elle ressentit soudain un élan de gratitude pour le hasard qui l’avait amenée justement au bon endroit au bon moment pour entendre cette question et la réponse, réponse que Dorgoth fournit à la manière d’un exposé préparé longtemps à l’avance, de façon assez claire vu la complexité du problème. Les élus utiliseraient donc une magie extérieure, et c’était ainsi le fait de capter cette énergie qui épuisait physiquement. Les élus plus expérimentés ayant, naturellement, plus de facilité à l’utiliser, et en quantité plus importante, de par leur cellules plus imprégnées, voire… transformées ? L’énergie primaire ne viendrait donc pas du corps lui-même, même s’il est aussi sollicité, ce qui expliquait que les élus puissants ne soient pas d’affreuses montagnes de muscles ; en revanche, la capacité croissante des cellules à utiliser la magie environnante mettait à disposition de ces mêmes cellules une double réserve d’énergie – les apports « naturels » et l’arcanum –, fait qui expliquait à son tour la bonne condition physique des anciens élus.

Tout cela se mettait gentiment en place dans l’esprit de Morrigan, et elle était toujours en train de méditer les questions que cela entraînait tout naturellement lorsque Sliesch annonça son intention de partir, la ramenant à la situation présente.
Elle fit brusquement volte face vers l’élu de la Terre qui s’éloignait déjà, ouvrit la bouche comme pour le retenir, la referma en constatant qu’il était un peu tard pour cela. Mais c’était stupide, si quelqu’un devait partir, c’était plutôt elle.
Son assurance avait totalement fondu et elle ne parvenait pas à se rappeler ses questions. Seulement, comme disparaître sous terre ne faisait hélas pas partie de ses capacités, elle s’était depuis longtemps résignée à ce phénomène bien connu qui impliquait qu’on était toujours forcé d’affronter, de manière plus ou moins courageuse bien entendu, la situation dans laquelle on se trouvait, principe qui restait valable jusqu’à ce qu’on mette enfin au point cette foutue machine à remonter le temps. Et le pire dans tout ça, c’est qu’avec ce monde qui déraillait, elle n’était même pas sûre que ce ne soit déjà fait.
La présence de Dorgoth dans son dos l’empêchant de délirer complètement, elle poussa un lourd soupir, dont elle perçut trop tard l’impolitesse, et se retourna lentement vers le jeune homme.

« Hum, j’avoue n’avoir aucune question aussi intéressante, la seule qui daigne me revenir à l’esprit me semble horriblement réductrice et idiote après celle de Sliesch. Puisque je suis là, je vais tout de même la poser, mais si vous pouviez ne pas comparer ce qui n’est pas comparable ce serait… gentil ?
Je voulais juste savoir… enfin… Utiliser notre pouvoir provoque une sensation assez forte, je crois que tout le monde est d’accord là-dessus. Or, si certains pourraient sans doute arrêter totalement de l’utiliser, il me semble que d’autres auraient… plus de mal. Cela doit dépendre de la manière dont on appréhende la chose j’imagine. Est-il possible de développer une dépendance à la magie ?
Puisque vous parlez d’une évolution physique et morale, la question serait même plutôt : est-il possible, passé un certain seuil, de ne pas se perdre soi-même dans sa propre magie ? En tant qu’humain je veux dire… Enfin, je ne m’exprime peut-être pas très clairement… »


Elle s’interrompit, d’une façon qu’elle espéra après coup naturelle. Elle avait dit tout cela comme pensé tout haut, accompagnant même ses paroles d’une gestuelle discrète et inconsciente, et c’est un peu tard, comme toujours, qu’elle avait réalisé que ces questions posaient problème. Parce que seul un élu expérimenté pouvait apporter une réponse satisfaisante, mais que ce même élu était justement directement concerné par la réponse.

Après une demi-seconde de réflexion, elle estima ses inquiétudes stupides puisque sa question était seulement hors-sujet et terriblement révélatrice d’un esprit tordu. Concernant l’esprit tordu justement, elle pensa bien qu’un professeur était en droit de s’interroger sur les raisons d’une telle question, mais elle jugea qu’il n’avait pas à les connaître. Pas s’ils restaient élève et professeur en tout cas.

[Je ne savais pas trop quoi faire, c’est assez minable mais c’est la faute à Vect, il m’a mis la pression…^^]
Sliesch Toado
Mer 8 Juil - 10:06  

Lorsque Sliesch eut posé sa question, le maître des cendres changea radicalement. Pas envers l'élu de la terre, mais envers l'intérêt qu'il portait à la discussion. Une flamme s'alluma dans la main de dorgoth, elle prit rapidement la forme d'une boule de feu. Sliesch ne put qu'admirer le pouvoir de Dorgoth une fois de plus. Celui ci commença alors son explication. Il était passionné par le pouvoir, on aurait cru voir un joueur virtuose jouer devant des milliers de personnes. On aurait pu croire que cette réponse était un aboutissement, une fin en soit même.

Dorgoth mentionna la source d'énergie des humains, puis la compara à celle des élus. Il expliqua en détail le fonctionnement de cette source, son alliance avec les cellules du corps de l'élu. C'était une symbiose, la magie, ou quoi que ce fut, dépendait de l'élu et celui ci devenait dépendant lui aussi, au fur et a mesure que sa puissance s'accroissait. Ces cellules se recomposaient, et devenaient en partie magique.

D'autres questions se formaient désormais à l'esprit de l'élu:

Et si quelqu'un inventait une arme capable d'anihiler l'arcanum dans une zone donnée ? Serait ce la mort des élus qui se trouveraient dans cette zone ?

Pouvait on isoler l'arcanum en une forme stable en dehors des cellules ?
Pouvait on créer des élus à partir d'humain ?


Sliesch eut un frisson à partir de cette pensée. Il se souvenait de tout les tests, de toutes les horreur que l'on avait fait subir aux cobayes dans le but de les "aider" de les rendre plus forts, plus résistant, plus ça ou plus ci... Cependant, il lui fallait se pencher sur ses problèmes, car plus vite il aurait une réponse, plus vite il comprendrait l'état même de la magie, et les bases de la puissance était la connaissance et l'entrainement. Sliesch se résolut à aller faire un tour dans les laboratoires le plus vite possible, quand il le pourrait.

Dorgoth termina son explication par une phrase qui résonna aux oreilles de Sliesch:

"Et c'est ici que je vous ramène à la fin de mon cours, cette énergie a toujours été la, depuis que ce monde existe, c'est la source de pouvoir des gardiens de cet univers, nécessaire donc par essence à sa survie. Ainsi nous qualifieront pas cet énergie de naturelle, la nature est autre, mais bel et bien de magique."

Sliesch songea que "toujours été là" s'opposait souvent à "sera toujours là". Sliesch venait enfin de trouver quelque chose, de quoi l'animer, le consumer, le consommer... une passion qui remplacerait, peut être, celle qu'il avait pour le jeu.

L'élu de la terre souria, mais il souriait vraiment cette fois, pas comme les nombreuses fois où il n'affichait qu'une façade qu'il savait aussi plaisante que détestable. Puis il prit la parole.


- Merci pour votre explication, cela m'a éclairer et guider vers d'autres questions. Mais toutes questions amènent à d'autres. Et je vous ai assez dérangez comme ça, peut être un jour où nous nous recroiserons, vous aurez le temps d'approfondir mes connaissances. Mais je pense que la meilleur des connaissances et celle que l'on acquiert soit même par expérience, plutôt que par la bouche d'un autre.

Sur ce, passez une bonne fin de journée, et puisse l'arcanum subsister assez longtemps...


Sliesch se retourna et sortit de la pièce, il lui fallait devenir plus fort, ne serait ce que pour gravir cette montagne qui le repoussait, Pour se débarrasser du jeu, pour atteindre ses rêves et pour prouver aux autres qu'il n'était pas qu'un pantin avec une façade souriante...